L’ostéopathie

Quel cadre légal ?

L’ostéopathie, toute une histoire

Fondée à la fin du 19ème siècle aux Etats-Unis, l’ostéopathie est une médecine manuelle, reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé.
Créée vers 1874 par le médecin américain Andrew Taylor Still (1828-1917), elle est essentiellement fondée sur des techniques manuelles visant à la conservation ou la restauration de la mobilité des différentes structures anatomiques du corps, structures non seulement osseuses, musculaires ou ligamentaires mais aussi viscérales (techniques viscérales), fasciales (techniques fasciales et fonctionnelles) ou crâniennes (techniques crâniennes).

 

Les principes de l’ostéopathie

1. La personne est une réalité biomécanique, biochimique, bioélectrique et microbiologique qui forme une unité fonctionnelle.

2. Un organisme vivant est capable d’autorégulation.

3. La structure et la fonction sont interdépendantes.

4. Le rôle de la circulation de tous les fluides permet les échanges biologiques

 

1. La personne est une réalité biomécanique, biochimique, bioélectrique et microbiologique qui forme une unité fonctionnelle

Il existe au sein du corps un tissu de soutien, disséminé tel une toile d’araignée dans l’ensemble du corps- le tissu conjonctif, ou fascia. Cette enveloppe fibreuse recouvre et enveloppe toutes les structures anatomiques du corps (muscles, nerfs, os, organes de l’abdomen, cœur, poumons, cortex …), assurant ainsi :
– une continuité anatomique entre les différentes parties du corps, reliant le haut avec le bas, l’avant avec l’arrière, la droite avec la gauche (justifiant ainsi que l’ostéopathe traite parfois une zone du corps éloignée de la zone douloureuse mentionnée par le patient).
– la conduction des flux liquidiens (sang, lymphe …) puisqu’il est le tissu de soutien pour les vaisseaux, les nerfs et autres fibres conductrices.

A.T. Still émit l’hypothèse que ce tissu de soutien, en altérant la circulation des fluides (sang, lymphe, liquides non collectés, influx nerveux, etc.), pouvait être à l’origine de beaucoup de pathologies de l’être humain. Il devient de ce fait une clé des lignes de communication de l’organisme et en fait une unité fonctionnelle.

 

2. Un organisme vivant est capable d’autorégulation

L’être humain doit s’adapter en permanence à son environnement extérieur (contexte climatique, environnemental …). Il adapte les demandes du corps, que celui-ci soit au niveau de la mer ou en haute montagne, dans une température clémente ou extrême, au cours d’une compétition athlétique aussi bien que d’une activité intellectuelle sédentaire.
Par ailleurs, les émotions retentissent à tous les niveaux de l’organisme par l’intermédiaire des voies nerveuses. De par ces interactions neurologiques et hormonales, le corps doit être, lui aussi, en mesure de s’adapter.
Le corps cherche en permanence à maintenir un équilibre physiologique (ou homéostasie) selon des règles d’économie (cela doit coûter le moins d’énergie possible à l’individu) et de confort (cela doit se faire sans douleur si possible).
Quand le corps est au bout de ce processus d’adaptation et d’autorégulation, il n’est plus en mesure de maintenir cet équilibre à un niveau d’économie raisonnable et peut déclencher une douleur ou une pathologie.
La douleur n’a donc pas que des aspects négatifs. Elle est aussi et surtout un signal d’alarme et de protection : c’est l’élément essentiel qui nous signale que notre intégrité est menacée. Signal d’alarme pour agir, pour changer son regard sur sa santé.
La douleur signale donc la fin de la capacité d’adaptation d’un individu, la fin de la capacité d’un individu à prendre en charge en toute autonomie son équilibre de santé.
Rappelons à cet effet, que selon l’OMS, la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.
En travaillant sur les paramètres de mobilité des différentes structures de l’organisme, l’ostéopathe permet au patient de trouver les ressources nécessaires pour recréer son équilibre.

 

3. La structure et la fonction sont interdépendantes.

L’ostéopathie se base sur l’idée selon laquelle il existe une interaction constante de la structure et de la fonction.
Quand une structure commence à perdre sa mobilité, la fonction qu’elle est sensée remplir peut être altérée et entraîner une gêne fonctionnelle. Toute perte de mobilité naturelle des structures (non seulement osseuses, musculaires ou ligamentaires mais aussi viscérales, fasciales ou crâniennes) induit des dysfonctionnements d’ordre physiologique (douleurs, pathologies et troubles fonctionnels …).

Grâce à un raisonnement reposant sur la connaissance anatomique et physiologique, nous cherchons donc, au sein des structures du corps (os, muscles, ligaments, viscères, enveloppes crâniennes et fasciales), celles qui ne présentent pas un degré de mobilité suffisant, dans le but de les libérer et de permettre à la ou les fonctions qui en dépendent d’être assurées normalement ; c’est au travers de ces équilibres mécaniques et physiologiques que nous permettons au patient de trouver les ressources nécessaires pour recréer son équilibre.

Le terme de mobilité est à entendre dans une acceptation large : il y a bien sûr la mobilité liée au mouvement physique (se déplacer, lever les bras, prendre un objet …) avec des amplitudes articulaires grandes et visibles mais il existe aussi une micro-mobilité, présente dans toutes les structures du corps, comme une respiration mais autre que la respiration thoracique, et qui nous informe sur la capacité du corps à se maintenir dans un équilibre de santé. C’est aussi la présence ou l’absence de « micro-mobilité » que l’ostéopathe ressent avec ses mains.

 

4. Le rôle de la circulation de tous les fluides permet les échanges biologiques

Le système circulatoire doit pouvoir contribuer à maintenir les conditions de la santé, que le sujet soit allongé et détendu ou qu’il soit debout ou même placé la tête en bas. Il adapte les demandes du corps, que celui-ci soit au niveau de la mer ou en haute montagne, dans une température clémente ou extrême, au cours d’une compétition athlétique aussi bien que d’une activité intellectuelle sédentaire.
De multiples anomalies peuvent altérer le fonctionnement de ce délicat système, entraînant de sérieuses répercussions au sein du corps. L’ostéopathe doit donc posséder une bonne connaissance anatomique tant du système vasculaire que du système nerveux autonome.
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